Ce
que m’inspira PATIENCE – Une suite pour « UNIQUE »
Fanny Walters
Que m’inspira PATIENCE…Beaucoup de choses. Tout d’abord le titre de cet album PATIENCE. Résignation, supporter, que dire, après tout la patience, est une qualité. C’est ainsi que j’ai découvert George Michael assis sur un canapé très épuré, blanc tout comme l’ensemble, une sorte de pureté qui frappe à l’œil. Mais je sais tu n’es pas un Dieu, tu as choisi d’être un artiste. L’homme est assis, une place est libre. Son regard est porté sur sa montre, le temps. Oui, le temps qui passe, où tout est patience. Ce livret m’a touchée plus que les autres, et Dieu merci, George tu n’en as pas cinquante… N'en déplaise à certains, tu n’es pas une machine. C’est ainsi que je découvre ta première chanson, comme un titre qui veut tout dire, et qui signe la particularité de cet album unique. Tu y parles d’une conversation, mais je suis très attirée par les deux angelots l’un blondinet et l’autre brun. Le sourire de ces deux enfants me rappelle étrangement notre enfance, l’amitié, l’échange et l’insouciance d’un enfant. Il n’y pas de différence, la couleur de peau ne doit pas être obstacle. C ’est une image qui a tout son naturel. PATIENCE est une chanson, qui nous alerte. Tu y parles de destruction, un dieu qui quitte la table. Un monde qui perd ses valeurs, où l’argent règne en maître absolu, cette dernière me rappelle étrangement « Praying For Time ». Peut être que les générations futures pourront changer les choses, tu en laisses l’espoir avec ces deux enfants.
AMAZING. Tu parles ouvertement de ton amour, et que le destin a mis sur ton chemin et que tu as su saisir… L’Artwork d’Amazing donne à ces deux alliances gravées « Amor » sont réunies.
Mon Dieu, que ce punk crucifié est odieux, mais quelle époque ! C’est ainsi que JOHN AND ELVIS ARE DEAD se positionne en troisième titre de ton album, comme si la nostalgie t’avait inspiré. Tous ces vinyles éparpillés, tous ces artistes éphémères où quelques uns ont réussi à laisser une trace culturelle. Non, Elvis Presley « In The Gettho » ou John Lennon « Imagine » ou Marvin Gaye « Sexual Healing » ne sont pas morts dans la mémoire collective, ton clip vidéo illustre très bien cette chanson qui nous rappelle que tous ces êtres humains ont laissés une trace de leur passage sur terre. Tu as encore du temps, mais personne ne t’oubliera, car tu fais parti musicalement de la vie.
CARS & TRAINS, tout un programme. Pour commencer, le répondeur qui annonce que finalement que Dieu ne peut pas prendre l’appel, sans doute à cause des millions de requêtes. Le standard est surchargé. La photo du vieillard choisie est plutôt humoristique ! Musicalement c’est assez fort, on y retrouve de la vaisselle cassée, mais aussi un passage où tu as vraiment un talent inné pour écrire de jolies mélodies qui ne laissent pas insensibles, et oublions le texte qui ne ressemble pas à une chanson douce, mais laissez vous bercer à partir de la 3mn12 à 4.01, une pause musicale angélique dans un monde de brutes.
Tu as sans doute à peine 7 ans sur cette photo de famille, tu as déjà l’envie de te cacher. Mais dans ROUND HERE, tu décides de nous raconter ta vie. De l’histoire d’amour des tes parents sur une piste de danse. Tu te souviens des appels de ta mère bien aimée, te rappelant à l’ordre. Frôlant ainsi l’herbe du parc avec ton ami David. Tes souvenirs d’écoles, l’intégration de ce petit garçon, avec dans la tête des rêves, de la musique. Tu deviens vite un petit tyran, avec ton ami Andy. Tu te replonges dans ta vie, une vie ouverte sur le monde. Ta naissance, ce pays, cet endroit où tu es né, celle que tu appelles fièrement ta maison avec une belle dédicace à ce père immigré Chypriote qui a pris sa vie en main.
Bien je l’avoue ce n’est pas l’une de mes chansons préférées SHOOT THE DOG. Pourtant certains enfants jubilent sur ton clip en forme de dessin animée. Tu as du génie sur ce plan. Tu as choisi d’illustrer ta chanson par une photo déchirante. Déchirante la réalité. Des enfants Irakiens scandant, hurlant leurs douleurs d’innocents, pris en otage d’une guerre. Le drapeau qui représente ta nation s’embrase et les enfants hurlent leur désespoir. La révolte d’innocents qui n’ont aucun pouvoir sauf de subir. Mais personne n’a voulu te prendre au sérieux lorsque tu as dénoncé les méfaits d’une guerre, mais tu as essayé de faire passer un message.
MY MOTHER HAD A BROTHER C’est sans doute l’une des chansons les plus douloureuses, elle est comme un appel. Quand tu chantes en studio, c’est ce rayon de lumière qui vient illuminer cette façon de chanter. Plus d’une personne n’ont pu résister à cette émotion, cette détresse qui se dégage de ces images. Cette déclaration faite à ta mère, en racontant un secret de famille. Une histoire si personnelle. La photo que tu as choisie illustre la disparition, le recueillement, la douleur mais aussi la vie avec le landau sous les couleurs automnales. Les tulipes jaunes sont aussi significatives de l’amour impossible, l’amour détruit. Tout est dit dans cette chanson, cette liberté de vivre, elle n’a pas d’égal parce que tu es un homme libre et que les temps ont changé.
Non seulement, dans FLAWLESS, tu reprendras un titre classique du groupe The Ones pour en faire du George Michael. La vidéo tu t’en amuseras, essayant de faire un retour en arrière, et laissant la vie des gens défiler, vaquant à leur petit délire personnel, après tout c’est aussi ça la vie. La photo de ces jeunes prêts à faire la fête et danser jusqu’à l’aube, nous ramène à nos premières sorties bien arrosées. C’était un tube en perspective… mais les médias n’ont pas toujours accordés le bon temps d’antenne pour être écouté ou rabâché, tu es loin d'être un ringard, car tu plais à toute génération.
La photo choisie de Kenny représentant AMERICAN ANGEL, est une chanson poétesse, dédiée à un ton texan d’amour, qui n’a rien d’un cow-boy. Il a illuminé ta vie quand elle était dans le désespoir. Tu laisses penser qu’il existe toujours des anges un peu partout, il suffit d’y croire.
A l’écoute de PRECIOUS BOX sous un casque, la chanson te transporte pendant 7 minutes 20. Sur le plan musical, tu utilises un certain nombre de petits effets qui ont toute la créativité d’un bon musicien. L’écran plat dans ce salon complètement anéanti. Tu y décris très bien les méfaits de la célébrité, l’argent, le pouvoir, le sexe, la drogue, mais à ta façon plus poétiquement. A la fois, il y a aussi la recherche d’un certain équilibre pour apaiser l’âme. Finalement, la photo choisie représente celle d’une personne qui se laisse aller, qui n’a rien d’une célébrité. La dépression, peut toucher n’importe qui, c'est aussi un fléau de notre époque.
La photo qui illustre PLEASE SEND ME SOMEONE (ANSELMO’S SONG), est une certaine invitation à la danse. On peut supposer que cette jeune femme attend l’être aimé. C’est une photo classique, quand à la chanson et le tempo musical nous invite directement à la joie et en l’espoir d’une nouvelle rencontre. Bien que le texte soit l’appel de la rencontre qui fera vibrer le cœur et l’âme. A 3 minute 45, certains ont peut être reconnus la mise en élégance du thème musical « Mooraker » de John Barry et Hal David, célèbre compositeur musicale entre autres pour les plus connus des James Bond. Ce ne peut être pas un hasard si tu as choisi ce morceau, tout simplement en mémoire d’une personne aimée.
FREEEK! Quand il a fallut « défendre » ce titre et surtout ton clip dérangeait mais en quoi, on se le demande. Nos yeux ont déjà vu pire. L’artwork choisi represente les yeux d’un enfant à travers ses lunettes, on peut apercevoir ce que le paysage de la télévision nous offre. Le clip de « Freeek! » est digne d’un chef d’œuvre en matière d’effets spéciaux, plus tard il sera d'ailleurs récompensé. Quelle créativité. Pour la musique, tu as choisi de mixer et utiliser plus de 10 auteurs.
TROUGH! La photo choisie, tu es de dos, tu traverses un tunnel. Cette chanson veut tout dire. Ce pouvoir tant convoité, la célébrité, si éphémère bien souvent. Une notoriété quelque fois, très cher payé, juste parce qu’elle cache une autre réalité, la perte d'une certaine liberté. Jack Panayiotou voit pour la première fois se produire son jeune fils unique sur scène à Glasgow, à cet instant il comprend très vite que Georgios a vraiment un don pour la musique et que sa voix laisse entrevoir un espoir dans le monde de la musique. Choisir de ne pas dévoiler sa vie intime, ce lourd secret à porter, enfoui pour ne pas blesser les siens ou son public. Mais ce désir de vivre tout simplement sa liberté.
Mais tout ceci n'est qu'une réflexion, seul l'auteur peut réellement décrire ses propres sentiments, sa création.
fannywalters.com










